Il est des instants où la vie se défait pour mieux se recomposer. Konrad Vandenberghe, frappé par un AVC, s’enfonce dans le silence du coma. À son chevet, Bénédicte veille — présence aimante, mais bientôt ébranlée par un secret qui fissure l’ordre des jours. À son réveil, les mots se mêlent aux mirages ; la mémoire s’effrite, le passé s’efface. Alors commence pour Konrad une lente remontée du fleuve, des Flandres à Bucarest, à la recherche de ce qu’il fut, de ce qu’il a perdu, et de celle — ou celui — qu’il n’attendait plus.
Roman du crépuscule, L’Inattendue est une méditation sur le temps qui décompose et restitue, sur les blessures de l’âme et les visages de l’Autre. Chaque épreuve devient passage, chaque rencontre un miroir. Car nul ne peut accéder à soi sans traverser le regard de l’autre.
« Un écrivain, c’est quelqu’un qui est à la fois dedans et dehors, qui se sent un peu étranger au monde réel, qui se pose des questions. » — La Voix du Nord, 1er janvier 2015
Antoine Duclercq interroge ici les origines, la filiation, le rapport à l’autre — ces territoires intérieurs qu’il arpente depuis toujours. L’Inattendue s’inscrit dans cette géographie intime où la mémoire devient voyage, et le voyage, révélation.
Format : 14,8x21 cm - Pages : 382 pages Prix : 20 euros
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